182. Quelle faveur immense

1.
Quelle faveur immense, au cours du long voyage,
Ici, jour après jour, de goûter la douceur
De T’appartenir, ô Seigneur,
Lavés par le sang rédempteur
Qui nous purifia, nous acquit la faveur
D’un Dieu saint, en justice, — ô bienheureux partage !
2.
Oui, nous T’appartenons, pour vivre avec Toi-même ;
Car Tu veux que les tiens demeurent à toujours
Auprès de Toi, dans Ton séjour :
Point de distance, en Ton amour
Qui veut, en son repos, posséder sans retour
Tout ceux qui sont les tiens par une grâce extrême !
3.
De sainte révérence, oh ! sans cesse pénètre
Nos cœurs, pour qu’humblement nous sachions Te servir,
T’assurer un constant plaisir
Là-même où Tu dus tant souffrir.
Auprès de Toi, bientôt, Tu vas nous accueillir,
Et comme tiens, Seigneur, Tu vas nous reconnaître.
4.
Puissions-nous maintenir Tes droits sur cette scène,
Et vainqueurs par Ton nom, Seigneur, nous affranchir
De tous nos terrestres désirs,
De manne toujours nous nourrir,
Y puisant chaque jour la force pour gravir
Le chemin de la foi qui jusqu’à Toi nous mène.

Page 1 sur 2 Page 2 sur 2